Le feu

Le Feu qui n'a pas de frontières
Est un dieu coupé du Soleil
Le Feu est un dieu condottiere
Qui se réveille.

A moins qu'au hasard d'une veille,
La même sur la Terre entière,
Le Feu n'inscrive en la matière
Ses dents vermeilles.

Ô nostalgie d'un sol pareil
Aux cercles d'épines, et d'épées
Qui tient la nuit dans son drapé
D'essaims d'abeilles.

Car le Feu est un dieu
Car le feu est un Dieu,
Le Feu, est un simple dieu coupé
Du Soleil.

 

 

Eric Belliard, Extrait. de Rêve d'un ailleurs, Paris, Ed. Nouvellle Pléiade, 2002.
Poème reproduit avec l'autorisation d' Eliane Belliard que nous remercions. 

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