Absence


Je vis loin de la terre
je préfère me murer
derrière mes absences,
en ma sauvage indifférence,
dans un silence,
récolte d’or,
échappé des déserts.

Je ne dors plus sur terre,
je préfère rêvasser
en la douceur feutrée
des nuits d’encre,
éclairée du néon
pâlichon de la lune,
à l’ombre d’étoiles filantes,
clignotante évanescence,
fugitive incandescence,
sur la toile infinie
d’un peintre de la nuit.

Je ne ris plus sur terre,
je préfère me fondre
au sourire des madones,
dans le charme discret
des églises, calme asile…

Je ne pleure plus sur terre,
j’ai entassé mes larmes
en un coin de ciel gris,
et elles coulent en pluie,
pleureuses à vie,
en chansons-cris,
exérèse chagrin…

Hélène Laugier
Poème communiqué par l'auteur
et reproduit avec son autorisation

Mise en ligne  27.01.2016

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