Manèges


Venus des Carpates où ne poussent que des loups
Quatre danseurs fous tirés par des acrobates
Lancent des flammes avec des cannes de bambou

Une femme au visage d’aigle porte des chants d’Andalousie
Doux comme le sont ces fruits qui perdent leur âme
Entre l’émail et le carmin des filles d’Espagne et du Pérou

Des chevaux de galère tirant le matin blême
Vers la force du jour martèlent les pavés
D’une ville abasourdie par ce trop plein de mystère

La foule en vagues denses dans les allées immenses
Se kaléidoscope en un magma vivant
Dont les oscillations nourrissent les errements

Étourdie par la fête foraine mon ombre
Se promène bercée par les sons
Vers le vent qui la sème

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