Retour de Prague

Retour de Prague

 

 

Une vision de Prague sommaire, succincte et tronquée, une vision en trompe-l’œil, tous les âges de Prague et d’avant Prague, tous les soleils baroques ostensoirs dans les églises rayonnantes de lumière.

 

Visions de Prague, à peine des flashes, quelques notions d’histoire en accéléré, kaléidoscope de noms de saints : Jean Népomucène, Venceslas, Nicolas, Agnès, Ludmila… Farandole d’anges musiciens.

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Suivant la voix de notre guide, Zdenek Siebernagl, nous marchons du matin au soir. Nous visitons…

 

Visions de Prague d’aujourd’hui, peuplée de fantômes d’hier, légende du Golem, dessins d’enfants de Terezin, murs de noms du mémorial juif, cimetières, synagogues.

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Prague est vivante, vibrante de ses pierres, de ses collines, de son Château, des milliers de touristes dont nous faisons partie, nous fondant dans la foule. Nous marchons, nous rêvons. Partout des musiciens, des échoppes, des souvenirs, des musées, des marchands de glace, des cafés et des places.

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Sur le moment, j’ai l’impression de n’avoir rien vu, rien senti, ou presque, occupée à des détails, mal aux pieds, au dos, aux bras.

Le « goût de Prague1 » me vient seulement au retour.

Prague ouvre les portes à la jointure du réel et de l’imaginaire.

 

Toute peur ôtée du voyage en avion, toute appréhension disparue, je peux enfin savourer la satisfaction de me dire que je suis allée à Prague, ce voyage a été le mien, c’est moi qui ai marché, qui ai vu ses splendeurs, respiré son odeur, touché, goûté, de la première image, la colline de Petřín, jusqu’à la dernière, l’église Saint-Pierre et sa plaque gravée à l’entrée : « Pétra », improbable court-circuit, petite Khazneh de Prague, à mille lieues de la cité Jordanienne. Comme une boucle enfin bouclée.

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De retour de Prague, mon voyage ne fait que commencer. Point sur la carte d’Europe, Prague s’allume, devient Pont, Passage, ville lumière aux cinq étoiles miraculeuses. La Vltava chante Smetana et mes yeux se dessillent.

 

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Nathalie Cousin
L’Ouvre Boîte à Poèmes
Lu au Coin des poètes du 1.10.2016

 

1. Cf. Le goût de Prague, textes réunis et présentés par Gérard-Georges Lemaire, Paris, Mercure de France, 2003.


Texte écrit le 1.10.16, revu et mis en ligne le 2.10.16. Photos : cop. Michel Cousin. Tous droits réservés.

 

 

 

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