Le temps des cathédrales (M. Labeille)

 

Entends tomber les pierres des cathédrales
Comme en un sablier vois le temps débâtir
Ces grandes élancées d’offrande minérale
Scellées de pleurs d’espoir d’amour de repentir.
Ô Marie Notre Mère
Sous ses airs de raison
Ses idées de béton
Notre époque est légère.
Maintenant
On ne compte plus son temps qu’en argent
Qu’aurons-nous fait enfin de nos talents?

Entends tomber les pierres des cathédrales
Vois la face des Saints et des Rois s‘éroder
Le sourire de l’ange s’il devenait plus pâle
Quelle grâce ici-bas. nous serait enlevée !
Nous lançons dans l’espace
Mirages et fusées
De hauts silos à blé
Et des tours Montparnasse
Mais vraiment
Nous qu’aurons nous construit pour la beauté
Dans le sur-moi pour l’art fou le sacré?

Quand ne veilleront plus les cathédrales
Sur les hommes blottis dans le coeur des cités
Quand s éteindront les feux des vitraux sur les dalles
Où iront les mortels quêteurs d’éternité ?
Ô Marie Notre Dame
Ce seront nos enfants
Et le poids du présent
Leur écrasera l’âme
De néant.
Où iront-ils trouver la paix du coeur
Exorciser leurs démons leurs terreurs ?

Demain vont ressurgir des cathédrales
Nouveau gage en plein ciel de bonne volonté
Grandioses superbes divines capitales
Belles fortes de pierre et de verre et d’acier
Où des chants inouïs
Des sons et des lumières
Sur le fil des prières
Sublimeront la vie
Pour longtemps
Où la musique emplira tout l’espace
Où le soleil jouera dans les rosaces
Son plain chant

     Maria LABEILLE


12.05.19. Avec tous nos remerciements.

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