Christian Amstatt

Amstatt photo envoyee par lui redim

Christian AMSTATT, un poète et un écrivain.

Né en 1951, Christian Amstatt, passionné de poésie depuis sa plus tendre enfance, écrit depuis 40 ans. Il a écrit plus de 1 800 poèmes, des centaines d’haïkus, un roman Tous feux éteints ou les chemins de la désillusion, un recueil de pensées et maximes tous deux non édités. Il a publié 7 recueils de poésie et un roman en 2011.

Entré dans la vie professionnelle dès sa 16ème année, Christian Amstatt était ingénieur sécurité système dans le domaine ferroviaire jusqu’en 2006 où il a fait valoir ses droits à la retraite qu’il partage dès lors entre randonnées pédestres, yoga, natation et bien sûr poésie, en tant qu’auteur mais aussi comme membre actif de l’association « Les poètes de l’ Amitié » dont le siège se trouve à Dijon, sans oublier son rôle de grand-père !.

Dans le recueil De Glace et de feu, auto-publié en 2004, riche de 9 thèmes différents, l’auteur nous livre un échantillon de son talent, qui va de l’onirisme le plus subtil de l’imagination en marche « Voici que s’ouvre le ciel au nuage / L’éternité à l’impatience / Et l’oiseau à son ciel » à la réalité la plus crue du quotidien « Alourdis par la peur allégés par la faim / Des enfants dépourvus d’horizon et de vie / courent pieds nus au ciel qui meublera leur fin » avec, en filigrane, une insoumission arborée et revendiquée « Je sais que ce que j’ai n’est venu que de moi / Et que j’attends celui qui croira par sa loi / commander à ma vie et penser à ma place »  ce qui a fait écrire :
- à Béatrice Gaudy (Aéropage) : « Un recueil profond qui allie la grâce à la conviction. Enthousiasmant »,
- à Renée Compan-Lulié (Florilège 116) : « Même aux méandres de l’enfer, Christian Amstatt nourrirait sa flamme tant il a de force en lui »,
- à Jean-Claude George, président de la SPAF (Société des Poètes et Artistes de France) : « Christian Amstatt, une voix à part qui tranche sur le conformisme et sur le concert des bénis oui oui ». (De Glace et de feu. 177 textes. 10 €).

Son second recueil, Les tambours du vent, paru aux Presses littéraires en 2007 est d’une toute autre facture. Entièrement rédigé en poésie libre (à l’exception d’un texte), il se présente comme un pont tracé entre les rives de l’ordre apparent et celles du néant absolu. Une vaste cité dévastée dans laquelle les tambours du vent résonnent et font entendre une musique lancinante, fracassante, quelquefois même imprécatrice de silences, savamment orchestrée par l’insoumis cavalier qu’est le poète.
Au travers des steppes de l’âme, la parole se détourne alors de tout prosélytisme et fait une part magnifique au cheval comme un mythe de la délivrance galopante, sauvagement dépenaillée comme en chaque œuvre rimbaldienne « pour rire enfin / d’un temps qui déjà n’existe plus ». le poète s’adresse t-il à son double, le cheval, ou à un autre frère en poésie dans ces villages emportés dans la fureur et accrochés aux crinières des vents ?
« Etrange cavalier de l’inédit / tu traverses le temps et le vent / au son du silence affûté de ta lame …/ Et sur les rebords de l’infini / dans des volutes sans couleur / tu sèmes les brouillards des songes de demain ».

Les tambours du vent et la critique :

Dans Les Tambours du vent Christian Amstatt, l’insoumis cavalier, a choisi, pour son expression, une mouvance éternelle, comme l’est celle de la vie, en un magnifique chant de l’espoir. Lorsque se tait enfin le vent, alors apparaissent le Silence et la Paix (Coryne Hautemaison, L’ Ouvre boîte, 78).

On a tellement brassé les mots, construit des vers, usé des images, qu’on s’étonne d’être encore étonné.Pourtant il arrive que quelqu’un impose ses images, son rythme, ses horizons. On a affaire à un vrai poète, imaginatif à souhait, riche de sa respiration, maître de ses mots qui dans sa bouche semblent être  tout neufs. Ce que j’aime dans ce recueil, c’est le souffle, une espèce de sauvagerie que domestique le retour, par instants, du classicisme le plus traditionnel. Souffle qui est celui des longues périodes du poème épique. Et puis quelle qualité dans le vocabulaire ! Dans ce recueil, oui, on respire le grand air ! (Henri Heinemann. Le cerf Volant 212)
(Les tambours du vent, 56 textes. 10 €).

A Coups d’Haïkus, troisième recueil, paru en juillet 2009 renoue avec la tradition japonaise de ce court poème qu’est le haïku qui suggère l’idée et s’arrête à la porte du merveilleux pour laisser le lecteur seul devant la poésie. Alors à lui d’aller plus loin que les 3 vers du poème, à lui de poursuivre le voyage en terre de magie poétique. (A coups d’Haïkus. Couleurs de Rimes, 58 pages 10 €).
« Le glacier fondant
N’est déjà plus aussi fier
Aux bras du soleil »

Colchide, quatrième recueil, est sorti des presses début septembre 2009. Ici le poète nous propose, par la voie la plus classique qui soit, le sonnet et uniquement le sonnet (il y en a 100 !) une autre métamorphose dans une contemplation active du monde qui entraîne le lecteur dans une quête initiatique dont le mythe de la Toison d’Or constitue le point de départ. « Le ciel était bien sombre et la mer était noire / Dans ce pays perdu que la légende a fait / Mystérieux et froid et que l’homme surfait / A pris pour se vêtir de l’or de son histoire ». Le monde, ainsi revu par le poète, restitue la place de tout vivant sur notre terre et si le constat n’est pas des plus optimistes, il n’est pour autant ni désespéré ni désespérant car le poète n’exclut pas l’aventure humaine, tant individuelle que collective, qui mérite encore d’être tentée malgré ses faiblesses et sa vulnérabilité car même s’il y a la misère « Qui se tient là tapie à rechercher l’instant / Où elle renaîtra dans la pleine lumière / triomphante toujours encor vainqueur du temps », il y a toujours quelque part, ailleurs ou tout près, la possibilité d’un regain « Et voilà que d’un coup c’est une âme ravie / Qui renaît de l’oubli sans esprit revanchard / Et la lune se teinte au reflet de la dune / Que chaque aurore allume au bord de la lagune / Pour mettre fin enfin aux songes de mouroir / Un vent de poésie attise l’incendie / Que ranime dès lors un éclat de miroir / Jusqu’au cœur de ce cœur que l’amour irradie ».
C’est en fait un choix de vie qui est proposé à chaque individu, mais au sommet de l’insoumission mentale. (Colchide, Editions l’Eden du Ménestrel, 138 pages, 100 sonnets, 15,50 €).
L’inspiration de Christian Amstatt ne ressemble qu’à elle-même. Par sa qualité, elle s’élève aux sommets de l’art poétique. Dire plus serait ne faire qu’un peu de verbe, un peu de bruit sur ce qui mérite de se laisser pleinement ressentir. Simplement, il s’agit d’un très grand recueil. (Béatrice Gaudy).

Tanka Faire, cinquième recueil revient , après les Haïkus, à la tradition japonaise la plus ancienne avec des poèmes de 31 syllabes pour composer, entre souvenirs et présent, un bouquet d’émotions alliant brièveté, durée, éternité, subtilité et âpreté, impertinence, humour et tendresse.
« Et l’encre effacée / mêle ses éclats perdus / aux heures qui passent / O ces traces d’écriture / En serments d’éternité »
(Tanka faire, Couleurs de Rimes,12 €)

A la suite d’un voyage en Grèce profonde effectué en 2011, le poète nous propose un nouveau recueil de poèmes :
Les Temples de l’Oubli, une invitation au voyage au pays du bleu et du blanc, de la mer et du soleil, du marbre et des Dieux, pour y saisir, comme une part d’éternité, le message des pierres et des paysages somptueux.
« Jamais le temps / N’aura prise sur tes pierres / et les ans ne se comptent même plus / Au regard de tes ruines / car l’éternité se vêt de toi ».
(Les Temples de l’Oubli, Couleurs de Rimes, 8 €)

Cœur de brume en Mai 2015 : Malgré la brume de l’existence, c’est un chant qui s’élève, un hymne à la vie et à la nature qui « finit par éclairer ma nuit / d’un nombre incalculable de miroirs / renvoyant sous des dehors divers / l’image unique et malmenée / mais ô combien vivante / d’un monde grouillant de vies / passées présentes et futures ». (Cœur de Brume, Editions  France-Libris 10 €).

D’autres recueils sont en préparation : Désillusion, Les Plaines du silence, l’Archipel de l’oubli

Mais ne s’arrête pas là le talent de Christian Amstatt. Avec Les Larmes d’Agathe, il a fait paraître un premier roman en 2011, publié aux éditions Raison-Passions. Dans le Morvan de la fin des années 1950 / début des années 1960, comment une jeune femme, issue de l’Assistance Publique, et qui ne connaît du monde que son village d’adoption, va-t-elle réagir lorsque les évènements d’Algérie vont se répercuter jusqu’au plus profond de son être. Un roman poignant qui ne laissera personne indifférent.

Un second roman, Un Demi-sol en balade vient de sortir en juin 2016. Comment une modeste pièce de monnaie frappée durant la révolution française et ayant échappé à la refonte, va, en vivant d’étranges aventures tout en passant de mains en mains, remettre à leur vraie place un certain nombre de célébrités adulées de l’art (poésie, peinture, philosophie, spécialistes de l’art…) On peut être un grand artiste sans être pour autant un grand homme ! (Au lecteur de se faire sa propre opinion !…)


1ère mise en ligne de cette page : 12.7.16.

Avec tous nos remerciements à Christian Amstatt.

 

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