Que ma joie demeure...

Loin d'une tristesse pesante
Je chanterai aujourd'hui
Toute la joie exubérante
De celle qui fut mon amie...

Grâce à toi, des milliers d'aurores
M'apportèrent sérénité.
Les horizons qui se colorent
D'un rose à peine frangé

Ont inondé de leur lumière
Tout le bonheur des jours nouveaux.
Avec toi, aux routes légères,
J'allais comme un jouvenceau !

Sans toi, les cyclamens sauvages
N'auraient pas fleuri dans mon coeur,
Et les violettes des bocages
N'auraient pas livré leur candeur.

Nos jours étaient d'un bleu pervenche,
Qui s'étalaient sous les cyprès
Où tu t'allongeais, nonchalante,
Heureuse d'être à mon côté.

Que de soleils et d'ombres douces
Nous avons tous deux partagés,
Et que d'étroits chemins de mousse
Nous avons suivi, enchantés...

Sans toi, mon âme serait grise.
Mais tu m'as appris la beauté
Des jours heureux qui cristallisent
Un bonheur de vivre exalté
Par la douceur d'une amitié.

Robert michel dessin reverie redim

Dessin de Robert MICHEL (hors Florilège)

Robert MICHEL
Extrait de  : Florilège de poésies (Bulletin d'Espalion 1991-2005), p. 46.

Poème et dessin reproduits avec l'aimable autorisation de l'auteur.
Avec tous nos remerciements.
 


Mise en ligne de cette page : 15.09.2016 par Nathalie Cousin

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