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Parfums 17.09.22


 

Adhérents ou non de l'assocation, vous êtes tous conviés

au Coin des poètes de l'Ouvre Boîte à Poèmes

à la Briqueterie de Montmorency

6, av. de Domont, 95160 Montmorency

le 17 septembre 2022

de 14h45 à 17h30

Thème (facultatif) : Le(s)parfum(s)

" Apporte, l'heure pèse, les parfums d'un Orient
Séduisant le regard par ses pierres précieuses.
D'elles, halo, se vêt l'inutile présent,
Qui voile, triomphal, charme et choses précieuses." [...]

(Fernando Pessoa, extr. de Sonnets)

 

LES FEUILLES D’AUTOMNE…

Le temps mange la vie éphémère des choses
Les fleurs n’exhalent plus leurs parfums doux sucrés
Un moineau sur le toit tchip… tchurp et se repose
Le banc de bois n’est plus témoin de nos secrets.

Les boutons de mes roses non écloses ont gelés
Les  près sont couturés de rides estampillées
Le ruisseau dégouline, s’évade, reparaît
Sous les arbres, les pommes ont des jupes fripées.

Nos souvenirs d’été palissent sont ternis
Notre mémoire ordonne notre boîte à idées
Déjà le vent s’essouffle à déplumer les nids
Les saules se languissent sont tout échevelé.

La chasse est ouverte apeure les chevreuils
Les premières mésanges annoncent la froidure
Derrière les nuages le soleil fait son deuil
Il est temps de donner aux augets nourriture

Des graines de sésame et de saindoux mêlé.
Géraniums et verveines dans la serre sont rentrés
Les bourgeons de lavande ont été ensachés
Pour parfumer le linge et attendre l’été.

Les pies en bon ménage ont façonné leurs nids
L’atmosphère se gribouille de pauvres teintes mornes
Une brise glaciale piétine les taillis
Les feuilles se ratissent à la pelle en automne.

Claude DUSSERT (Février 2022)


 

Le parfum

Lecteur, as-tu quelquefois respiré
Avec ivresse et lente gourmandise
Ce grain d'encens qui remplit une église,
Ou d'un sachet le musc invétéré ?

Charme profond, magique, dont nous grise
Dans le présent le passé restauré !
Ainsi l'amant sur un corps adoré
Du souvenir cueille la fleur exquise.

De ses cheveux élastiques et lourds,
Vivant sachet, encensoir de l'alcôve,
Une senteur montait, sauvage et fauve,

Et des habits, mousseline ou velours,
Tout imprégnés de sa jeunesse pure,
Se dégageait un parfum de fourrure.

Charles Baudelaire


 

 

 

 

 

 

 


 Dernière maj, 31.9.22  Nathalie Cousin alias La souris curieuse.