Le vent, ma monture à moi

Laisse-moi vivre dans le tourment
Qui me trace le cours de ma vie, tu le sais.
Je suis devenu tel un balai qu’on prend,
Oh, combien de rigoles a-t-il nettoyés ?
Ta belle étoile est clairvoyante, cela s’entend ?
Quant à la mienne, elle a les yeux fermés.

Tu as préféré l’éléphant comme monture,
Il t’a conduit tout droit sans virages.
Tu parais rayonnante, belle allure,
Ton chemin est tracé, sans détours, ni barrages
Quant à moi, le mauvais sort est ma nature,
Comme cheval, le vent est mon seul moyen de voyage.

En plein air, les mains dépourvues de brides,
Je ne dispose d’aucun pouvoir pour l’orienter.
Si vers ma voie préférée il me guide,
Sinon, il demeure le maître cavalier.
Parfois, il devient ouragan tyrannicide,
Me fait tourbillonner avant de me laisser tomber.

Ton voyage est agréable,
Dans la paix et la joie tu avances.
Ton but est apercevable,
Tu profites de tes réjouissances.
Et tout ce qui te paraissait improbable.
A présent tu le vis à outrance.
L’ennui est mon bourreau,
La hâte a anéanti tous mes sens.
On m’a installé sur un roseau,
Qui subit le vent sans résistance.
Tantôt vers le bas, tantôt vers le haut,
Il plie à sa convenance.

Ahcene Mariche
poème  envoyé par l'auteur et reproduit avec son autorisation.


Mise en ligne de cette page : 23.05.20 par la souris curieuse. Tous remerciements à Ahcene Mariche.

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