Avenir

 

La bonne année ! Il est des peurs moins certaines

Qu’un lendemain invisible, qui nous attend

Au coin de la vie. Aimas-tu, Marjolaine,

Quand, dans ton domaine, refleurit le Printemps ?

 

Je te vois auprès du feu, comptant les années,

Interrogeant ici de brûlants augures.

Ton futur se devine en une âme bien née.

De quel trouble meurs-tu, quelle est ta blessure ?

 

Tu n’as jamais dit, ce que fut ton passé,

De quel avenir tu rêvais, Marjolaine ?

A-t-il été cet être aux épaules harassées,

Te ridant le visage, dans ton pull de laine ?

 

Tu attends la réponse, sans oser la connaître.

Ton cœur bat un peu plus fort, jusqu’où iras-tu ?

Il y a des voiles qui ne peuvent transparaître,

Et des justices qui ne seront jamais rendues.

 

Sauras-tu avancer en marche arrière,

Avec un inconnu qui te serre dans ses bras ?

Il est des mains, qui parfois désespèrent

De ne pouvoir tenir ce qui, demain, sera.

 

Si je devais trahir un secret qui t’obsède,

J’ouvrirai le sein de Dieu pour voler demain.

Je te l’offrirai, comme un cadeau obscène,

Car aucun ne doit, sur lui, refermer la main.

 Pierre-Jean Baranger
poème envoyé par l'auteur pour L'Ouvre Boîte à Poèmes, février 2011.

Avec tous nos remerciements.

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