Les fils dans la rue

Et il parlait vivement,
Sans personne qui l’accompagne,
Tout seul, marchant dans la foule.
Etait-il devenu fou ?
Il bougeait comme beaucoup d’autres
Et discutait à merveille,
Avec des petits ronds blancs
Bien rentrés dans les oreilles
D’où partaient deux longs fils noirs  

Et il parlait vivement
A la voix qui l’accompagne
Lui souriait sans pareil
Seuls ses yeux voyaient le monde
Il traversait les passants
Egoïste individu,
Et sans la moindre attention
Allait-il devenir sourd ?
Insensible aux alentours  

Et tous étaient bien comme lui
Fil noir, rond blanc ou bien noir
Fil blanc, casque noir ou blanc
Une belle ribambelle de fils !
Comme des robots solitaires
Chacun pour soi sur cette terre  
 

 

Christine Maury
le 8 mai 2011 – 04 janvier 2015
Poème communiqué par l'auteur
et reproduit avec son autorisation.

mise en ligne 27.01.2016

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