Le coeur de glace

Tu m’as dit que ton cœur est de glace ;
La neige a couvert ses creux
Jamais par lui l’amour ne passe,
Il te parait monstrueux.
Ainsi de tes espoirs tu effaces
L’amour qui nous rend si heureux.

Ton pauvre cœur gelé renonce
Devant les embûches et les chutes.
Et devant le noir immense
Les yeux fermés, ton pied bute.
Tu dissimules ta souffrance
Qui t’accable sans que tu ne luttes.

Insensible, tu désespères ;
Ton cœur blasé s’est gelé.
Il est resté ordinaire
Et sourd quand il est appelé.
Il bat, mais est sans repères
Et ne vient guère t’interpeller.

Dans ton sommeil profond tu pénètres ;
Ton cœur dort profondément.
Même s’il bat, tu dois reconnaître
Qu’il n’aime à aucun moment.
Ton corps ainsi que tout ton être
N’éprouvent aucun sentiment.

La vérité est là, aujourd’hui ;
Sans tonnerre, l’éclair a luit.
Jusqu’au cœur il a pénétré.
Comme une lumière qui éblouit
A tout obstacle elle fuit ;
Elle éclaire l’œil frustré.

Le rayon de ton amour me suit
Comme le soleil qui chasse la nuit,
Sa chaleur en moi est rentrée.
Ton cœur est devenu heureux.
On s’est reconnu tous les deux.
Le feu de l’amour nous a sacrés.

Chacun s’est vu dans son rôle
Notre but nous est révélé.
Sans qu’on s’échange des paroles
Nos soupirs nous ont celés.
Libérés de nos geôles,
Notre idéal en est la clé.

De notre état nous sommes heureux
Pour nous le bonheur est permis.
Fini pour nous le rêve affreux
Et pour nos cœurs endormis.
Vivons pleinement à deux
Ce qu’on a vécu à demi.

Profitons de chaque instant ;
Goûtons la saveur du temps ;
Jouissons en chaque endroit.
En tout chemin que nous empruntons
Soyons heureux et contents
En y dansant avec joie.

Ahcene Mariche
poème  envoyé par l'auteur et reproduit avec son autorisation.


Mise en ligne de cette page : 23.05.20 par la souris curieuse. Tous remerciements à Ahcene Mariche.

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