Aurore douce

Aurore douce
dans la nacre du matin
lissée de secondes fragiles.
Mon regard bleu boit un thé d'or
tandis que feule déjà l'ombre des fauves.
En ce silence d'eau, de lumière fine,
la faim de l'astre vibre au ventre animal.
Le vent, discrètement,
voudrait fondre les teintes de l'instant
mais seules en épousailles douces
l'air chaud et l'eau se frôlent en sourdine.
En naîtra des bruissements, des chuintements
jusqu'au pas lourd du lion qui en appellera
au juge du soleil prédateur.
Aurore douce

François Fournet

poème envoyé le 7 août 2018


maj 7 août 2018

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