Nuit de Mai

Nuit de Mai

Il passait alors sur la ville
Rouge Bastille et bleu de Mai
Un souffle chaud qui embaumait
Le printemps doux la joie tranquille
L’appel aussi des yeux qui brillent
Or de Juillet rouge Bastille
Au fond desquels je m’abîmais
Rouge Bastille et bleu de Mai

L’air s’était chargé de promesse
Blanche houle et rouge drapeau
Un soupir de soie sur ma peau
Courait au fil de sa caresse
Et nous allions parmi la foule
Bleu de la vague et blanche houle
Qui nous emportait sans repos
Blanche houle et rouge drapeau

La nuit venue le vent se lève
Marée de vivre sur Paris
Sur les yeux fermés qui sourient
Les lèvres d’océane sève
Cependant que la rue s’enivre
Vague emperlée marée de vivre
Danse au corps à corps et à cri
Marée de vivre sur Paris

La foule dort et Paris veille
La ville quiète au bleu de Mai
Je reste seul à présent mais
La joie du corps monts et merveilles
Dont je ne dirai mot ni miette
Flotte encor sur la ville quiète
Et parcourt avec moi désormais
La ville quiète au bleu de Mai.

Yannick Cras,

poème aimablement communiqué par Aymeric de L'Hermuzière.

Avec tous nos remerciements

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