Sergio

Sergio

Comme j’aime, chanteur, cette voix qui me berce,
Ce visage ridé, ces yeux tendres et rieurs,
Depuis tellement d’années, ces mots qui me bouleversent.
Tu es mon compagnon d’amour et de douleur.

C’est le petit garçon à qui parle son père,
Cette histoire d’amour qui nous anéantit,
Qui tourne sur l’appareil, qui tourne dans ma tête.
C’est l’aiguille qui grave dans mon cœur « Reggiani ».

Ce sont les loups qui hurlent dans la ville abêtie,
Chassés, comme de tous temps, par la prise de conscience
Que la meute sème partout la haine et la tuerie
Mais que l’amour la chasse mieux que les coups de lance.

Je te veux comme coiffeur chantant du Bel Canto,
Je te veux comme acteur jouant sur les tréteaux,
Je te veux libéré des prisons, des asiles,
Je te veux funambule marchant droit sur le fil.

 

Je te veux entouré des amis des bas-fonds.
Sarah te servira du nectar, du chianti.
Tes amours, tes enfants, poseront sur ton front
Ta couronne de laurier, gladiateur d’Italie.

Tu chantais : « Je veux vivre, je n’ai rien oublié »,
Tu chantais : « Je suis ivre de rêves, de liberté »,
Tu chantais la vieillesse, l’absence, la solitude.
Que ces vers te chantent aussi la gratitude.

 

 L’absence, la voilà   
L’absence d’un enfant, d’un amour   
L’absence est la même  
Quand on a dit je t’aime un jour 
Le silence est le même.

 Serge REGGIANI.

Brigitte Beaudin

Poème aimablement communiqué
par l’auteur pour le site de l’OBP
Avec tous nos remerciements.

Mis en ligne le 16.12.12

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