Je ne désire rien

Je ne désire rien qu'un matin d'aube pâle
Sur tes cheveux plus drus que le ciel au mois d'août

Je ne désire rien qu'un ciel de feuilles nues
Quand la rue a des mains plus vertes qu'un arc-en-ciel

Je ne désire rien qu'un soleil aux yeux denses
Quand tu lèves au matin au front couvert d'étoiles

Je ne désire rien qu'un champ fou de lavande
Quand de tes lèvres sort le sucre de la vie

Je ne désire rien qu'un fardeau de lumière
Qu'un battement de cils sur le jour qui renaît

 

René Eyrier, poème écrit le 17 juin 1990 à 21h27,
extrait de : Pour Jeanne, Ciel d'orage, (1er volume), Éditions du Pharaon, 1990.

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