La vigne

La vigne

Le mur de la maison, hier, a soupiré
A lancé quelques cris, discrets, à l’étouffée
De fines perles vertes, en vagues, ont déferlé,
Le mur de la maison, hier soir, a pleuré.

La vigne qui étale sa palette de verdure
Dans le calme du soir, a été secouée
D’une douce ondulation ; a vibré sous l’air pur
La vigne de la maison, hier soir, a pleuré.

Les grappes ont rejeté les grains de leur feuillure
Et, dessus le trottoir, ils se sont déversés
Ils tissent, ce matin, un tapis sous le mur
Les grains jamais mûris, hier soir, ont pleuré.

Sur les rêves brisés, les chagrins, les fêlures
La folie meurtrière, la bêtise glorifiée
A nos larmes se mêlent, celles de la nature
La vigne sur le mur, hier soir a pleuré.

Brigitte Beaudin

Poème aimablement communiqué
par l’auteur pour le site de l’OBP
Avec tous nos remerciements.

Mis en ligne le 16.12.12

 

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